Les régions économiques de la Rhénanie-Palatinat et de la Sarre : une porte d’entrée vers la France

Rubrique : Économie Auteur : Jitka MENCL-GOUDIER

En voisinage direct avec la France, la Belgique et le Luxembourg, les régions économiques de la Sarre et de la Rhénanie-Palatinat offrent d’excellentes conditions pour les investisseurs et les PME/ETI en France ou en Allemagne.

Grâce à sa stratégie d’ouverture vers la France, la Sarre est devenue le premier état allemand multilingue avec une orientation franco-allemande. Il est le seul à posséder une représentation à Paris. Avec un peu moins d’un million d’habitants et une superficie de 2 569 km2, la Sarre est le plus petit état d’Allemagne. Elle est limitrophe avec la Rhénanie-Palatinat, la région française Grand Est et le Luxembourg. Avec ses voisins et la région belge de Wallonie, la Sarre forme la grande région Européenne Saar-Lor-Lux. 

Sarre : la France, plus grand partenaire économique

En 2017, le produit intérieur brut (PIB) de la Sarre s’élevait à environ 35,3 milliards d’euros. Pour l’année 2018, l’activité économique du Land employait en moyenne 531 700 personnes, soit une augmentation de 0,4% par rapport à l’année précédente. Le secteur automobile et ses sous-traitants font partie des domaines économiques les plus importants, mais les secteurs de l’informatique et de l’information contribuent aussi à la croissance.

La plupart des importations proviennent toujours de l’Espagne et de la France. En 2017, la Sarre a exporté 2,3 milliards d’euros de biens vers la France (+ 14,23%) et a importé 2,36 milliard d’euros (+ 2,96%).

Rhénanie-Palatinat : une région au cœur de l’Europe

La Rhénanie-Palatinat, c’est une croissance économique continue, le troisième taux de chômage le plus bas d’Allemagne, un très bon taux d’exportation sur le plan national et enfin une qualité de logement et de vie élevée. La région dispose d’une structure économique de PME en bonne santé, ce qui en fait l’un des principaux sites économiques d’Allemagne.

Avec une superficie de 19 854 km2 et plus de 4 millions d’habitants, la Rhénanie-Palatinat a atteint en 2017 un produit intérieur brut de 144 milliards d’euros (+ 4,2% par rapport à 2016). Le nombre d’actifs a atteint un sommet de 2,02 millions, soit une hausse de 1% par rapport à l’année précédente.

Une structure économique performante en Rhénanie-Palatinat

Les secteurs les plus importants de l’industrie locale sont la chimie et la pharmacie, l’automobile et les véhicules utilitaires, la métallurgie et sa transformation, la fabrication de machines et la fabrication de produits alimentaires pour les hommes et les animaux et enfin la fabrication de boissons. Les activités de services jouent également un rôle de tout premier ordre en Rhénanie-Palatinat, en particulier le tourisme.

La Rhénanie-Palatinat est le premier territoire vinicole d’Allemagne. Environ 10 000 entreprises dans six des treize régions viticoles allemandes produisent de 65 à 70% de la récolte allemande. En moyenne, le pays récolte entre 6 et 6,5 millions d’hectolitres de vin par an. En 2015, l’ensemble de l’exportation allemande représentait 1,1 millions d’hectolitres. La Rhénanie-Palatinat y contribue à hauteur de 90%.    

Nette augmentation de l’import et de l’export

Favorisé par sa situation centrale, l’état fédéral mise tout sur le commerce extérieur avec la France comme principal partenaire économique. Son taux d’exportation est de 52%. Les principaux biens exportés sont les produits finis et semi-finis de l’industrie pharmaceutique, chimique et plastique et enfin les véhicules de tourisme et utilitaires.

En 2017, les entreprises de Rhénanie-Palatinat ont exporté 55 milliards d’euros de biens, ce qui représente 5% de plus qu’en 2016. L’UE et la zone euro font partie des marchés les plus importants. Les biens livrés vers la France représentent une valeur de 5,3 milliards d’euros.

Avec 20,6 milliards d’euros, les importations des pays de la zone euro se situent 14% au-dessus du niveau de 2016. L’augmentation des livraisons à partir de France s’élève à 14%. La hausse de 11% des importations de véhicules et de pièces automobiles y a contribué pour beaucoup.

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